Qui verse la retraite complémentaire des artisans ? C’est souvent la question qu’on se pose à 58 ans, un lundi matin, en réalisant qu’on n’a jamais vraiment creusé le sujet. On a cotisé toute sa vie, on a géré les chantiers, les factures, les imprévus — et la retraite, on s’est dit qu’on verrait ça plus tard. Sauf que « plus tard », c’est maintenant. Et là, premier choc : le RSI, l’organisme que beaucoup d’artisans connaissaient (souvent pour s’en plaindre), a disparu en 2020. Ses missions ont été reprises par l’Assurance retraite et d’autres organismes, dont la RCI — la Retraite Complémentaire des Indépendants. Un vrai chantier administratif, avec ses propres règles, ses propres interlocuteurs, et ses propres délais. Nous allons démonter tout ça ensemble, poste par poste : qui gère réellement vos droits aujourd’hui, comment se calcule votre pension complémentaire, à partir de quand vous pouvez la toucher, et quelles démarches enclencher pour ne pas perdre un seul euro de ce que vous avez cotisé.

En bref :

  • C’est l’Assurance retraite (Carsat) qui verse aujourd’hui la retraite complémentaire des artisans, depuis l’intégration du RSI en 2020 — un changement que beaucoup d’indépendants ignorent encore.
  • Le régime concerné s’appelle le Régime Complémentaire des Indépendants (RCI), né en 2013 de la fusion du RCO (artisans) et du NRCO (commerçants).
  • Tous les artisans, commerçants et industriels affiliés au régime des indépendants sont concernés par ce régime obligatoire — les professions libérales et les micro-entrepreneurs sous régime simplifié en sont exclus.
  • La retraite complémentaire fonctionne en points : chaque cotisation annuelle génère des points dont la valeur unitaire (environ 1,327 € en 2025) détermine le montant de la pension.
  • L’âge légal de départ est fixé à 64 ans depuis la réforme 2023, avec possibilité de taux plein automatique à 67 ans sans condition de trimestres.
  • La démarche de demande se fait en ligne sur lassuranceretraite.fr, idéalement 4 à 6 mois avant la date de départ souhaitée — elle n’est jamais automatique.

Qui verse la retraite complémentaire des artisans en 2026 : du RSI à l’Assurance retraite

De la création du RCO au NRCO : deux régimes, deux histoires

Imaginez un immeuble ancien dont les deux ailes ont été construites à trente ans d’intervalle, par deux architectes différents, avec des plans qui ne se parlaient pas. C’est exactement l’image qui nous vient quand on retrace l’histoire de la retraite complémentaire des artisans et des commerçants en France.

En 1979, les artisans obtiennent leur propre régime complémentaire : le RCO, Régime Complémentaire des Artisans. Plombiers, maçons, menuisiers, électriciens — tous cotisent à ce régime spécifique, géré indépendamment. À cette époque, commerçants et artisans travaillaient souvent côte à côte sur les mêmes zones d’activité, mais leurs caisses de retraite ne se connaissaient pas. Deux corps de métier, deux logiques, deux guichets.

Il faut attendre 2004 pour que les commerçants et industriels obtiennent leur équivalent : le NRCO, Nouveau Régime Complémentaire des Commerçants. Même philosophie, même fonctionnement en points, mais organisme distinct. Pendant près de dix ans, les deux régimes coexistent, avec leurs propres règles de cotisation, leurs propres valeurs de point, et leurs propres administrations. Pas idéal pour les artisans qui avaient changé d’activité en cours de carrière — et ils étaient nombreux.

Ces deux régimes distincts s’expliquaient par des histoires professionnelles différentes, des niveaux de revenus moyens différents, et surtout des organisations syndicales qui n’avaient pas envie de fusionner leurs structures. Le résultat ? Une complexité administrative que beaucoup d’indépendants subissaient sans vraiment la comprendre.

La fusion en RCI en 2013 et la fin du RSI en 2020 : ce qui a vraiment changé

En 2013, les deux ailes de l’immeuble sont enfin réunies sous un même toit. Le RCO et le NRCO fusionnent pour donner naissance au RCI — le Régime Complémentaire des Indépendants. Un seul régime, des règles harmonisées, une gestion unifiée sous l’égide du RSI (Régime Social des Indépendants). Pour un artisan, concrètement, cela simplifie le suivi de carrière et la lecture du relevé de points.

Mais le chantier ne s’arrête pas là. En 2020, c’est le RSI lui-même qui disparaît, après des années de critiques sur sa gestion chaotique et ses erreurs de cotisations. La suppression est progressive depuis 2018, et au 1er janvier 2020, la gestion du RCI est intégralement transférée à l’Assurance retraite et aux caisses régionales, les Carsat. Autrement dit, le même organisme qui gère la retraite des salariés du privé gère désormais celle des artisans indépendants.

Concrètement, pour un artisan en activité aujourd’hui, cela change tout : les démarches se font sur le même site, avec les mêmes outils, et le relevé de carrière est consultable sur lassuranceretraite.fr comme pour n’importe quel salarié.

⚠️ Attention

Beaucoup d’artisans et d’indépendants croient encore cotiser au RSI ou pensent que c’est lui qui versera leur pension. Le RSI n’existe plus depuis le 1er janvier 2020. Toutes les démarches, cotisations et versements de retraite complémentaire passent désormais exclusivement par l’Assurance retraite (Carsat). Si vous recevez un courrier ou un appel au nom du RSI, méfiez-vous.

AnnéeNom du régimeOrganisme gestionnaire
1979RCO (Régime Complémentaire des Artisans)Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Artisans (CANCAVA)
2004NRCO (Nouveau Régime Complémentaire des Commerçants)Organic / RSI
2013RCI (Régime Complémentaire des Indépendants)RSI
2020RCI (inchangé)Assurance retraite / Carsat

Qu’est-ce que le régime RCI et qui verse la retraite complémentaire des artisans aujourd’hui ?

Artisans, commerçants, industriels : qui est vraiment concerné par le RCI ?

Le RCI, c’est un peu comme le carnet de chantier de votre retraite — chaque année cotisée, vous accumulez des points qui construisent, brique après brique, votre future pension. Mais encore faut-il savoir si vous êtes bien dans le bon chantier.

Sont affiliés au RCI tous les travailleurs indépendants relevant du régime général des indépendants : artisans (plombiers, maçons, électriciens, menuisiers, couvreurs, peintres…), commerçants et industriels. En clair, si vous exercez une activité artisanale ou commerciale à titre principal, vous cotisez obligatoirement au RCI dès votre première année d’activité.

Mais attention aux exclusions — elles sont importantes et souvent mal connues. Les professions libérales (médecins, avocats, architectes, experts-comptables…) dépendent d’un régime distinct géré par la CNAVPL. Les micro-entrepreneurs sous régime micro-fiscal simplifié ne cotisent pas au RCI dans les mêmes conditions — leurs cotisations retraite complémentaire sont calculées différemment et peuvent être très faibles selon leur chiffre d’affaires réel.

Concerné par le RCI ✅Non concerné ❌
Artisans (maçons, plombiers, électriciens…)Professions libérales (médecins, avocats…)
CommerçantsMicro-entrepreneurs sous régime micro-fiscal simplifié
Industriels indépendantsAgriculteurs (MSA)
Gérants majoritaires de SARL relevant du régime des indépendantsSalariés (Agirc-Arrco)

Comment fonctionne le système de points RCI : la valeur concrète de vos cotisations

Le principe est simple, même si les chiffres peuvent faire tourner la tête au premier abord. Chaque année, une partie de vos cotisations sociales alimente votre compte de points RCI. Le nombre de points acquis dépend de votre revenu professionnel et du taux de cotisation appliqué.

La formule de base : Nombre de points = (Revenu professionnel × Taux de cotisation RCI) ÷ Prix d’achat du point. Le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale — fixé à 46 368 € en 2025) sert de référence pour le calcul des tranches de cotisation. En pratique, les cotisations RCI portent sur deux tranches : une tranche 1 jusqu’à 1 PASS, et une tranche 2 de 1 à 4 PASS.

À la liquidation de la retraite, tous les points accumulés sur l’ensemble de la carrière sont multipliés par la valeur du point RCI, fixée à environ 1,327 € en 2025. C’est cette valeur, revalorisée chaque année, qui transforme vos points en pension mensuelle concrète.

💡 Astuce

Vous pouvez consulter votre relevé de points RCI à tout moment sur le site lassuranceretraite.fr, dans votre espace personnel (connexion via FranceConnect). C’est gratuit, immédiat, et cela vous donne une image précise de ce que vous avez accumulé année par année. Un réflexe à prendre dès 45 ans pour anticiper et corriger d’éventuelles anomalies.

Conditions d’ouverture des droits et âge de départ : ce que tout artisan doit savoir

Âge légal, taux plein et décote : les trois curseurs de votre pension complémentaire

Comme pour un chantier, il y a un cahier des charges à respecter avant de toucher votre pension. Et ce cahier comporte trois curseurs principaux qu’il faut absolument comprendre avant de fixer votre date de départ.

Premier curseur : l’âge légal de départ. Depuis la réforme des retraites de 2023, il est fixé à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968. Pour les générations intermédiaires (1961-1967), il monte progressivement de 62 à 64 ans. En dessous de cet âge, sauf cas particuliers, il n’est tout simplement pas possible de liquider sa retraite complémentaire RCI.

Deuxième curseur : le taux plein. Atteindre l’âge légal ne suffit pas pour percevoir une pension complète. Il faut également avoir validé 172 trimestres (soit 43 ans de carrière) pour les générations nées à partir de 1965. Si ce nombre de trimestres est atteint, le taux plein s’applique automatiquement. Sinon, une décote (coefficient de minoration) réduit la pension.

Troisième curseur : la décote. Pour chaque trimestre manquant par rapport au nombre requis, un coefficient de minoration est appliqué sur le montant de la pension. À l’inverse, un taux plein automatique est accordé à tous les assurés ayant atteint 67 ans, quels que soient leurs trimestres validés.

Scénario de départTaux appliquéImpact sur la pension
64 ans + 172 trimestres validésTaux pleinPension complète, sans réduction
64 ans + trimestres insuffisantsTaux minoré (décote)Réduction proportionnelle au nombre de trimestres manquants
67 ans (quel que soit le nombre de trimestres)Taux plein automatiquePension complète garantie

Départ anticipé, carrière longue et cas particuliers : les exceptions à connaître

Tout le monde ne suit pas le même parcours de chantier. Certains artisans ont commencé à travailler très tôt, d’autres ont connu des arrêts pour maladie ou invalidité. Le régime prévoit des dispositifs adaptés.

Le principal est le dispositif carrière longue : si vous avez commencé à cotiser avant vos 20 ans et que vous justifiez d’un nombre suffisant de trimestres, vous pouvez partir avant 64 ans — parfois dès 58 ou 60 ans selon votre situation. C’est un droit réel, mais il faut le demander explicitement et fournir les justificatifs correspondants.

Les cas d’invalidité ou d’inaptitude au travail permettent également un départ anticipé à taux plein, sans condition d’âge minimum dans certaines situations. Ces cas sont examinés individuellement par la Carsat.

À l’opposé, si vous continuez à travailler au-delà du nombre de trimestres requis, vous bénéficiez d’une surcote — un bonus qui augmente votre pension de base et, indirectement, votre pension complémentaire via l’accumulation de points supplémentaires.

📋 Conseil

Ne laissez pas votre relevé de carrière dormir dans un tiroir. Consultez-le sur lassuranceretraite.fr avant vos 55 ans — idéalement dès 45 ans. Les anomalies (trimestres manquants, périodes non reportées) sont bien plus faciles à corriger quand vous êtes encore en activité. Une erreur détectée trop tard peut coûter plusieurs centaines d’euros de pension par an.

Comment est calculée la retraite complémentaire des artisans : la formule décryptée

La formule de calcul pas à pas : points, valeur du point et coefficient

Calculer sa retraite complémentaire, c’est comme faire un devis — il faut connaître le prix de la main-d’œuvre, les quantités et le taux horaire. Rien de sorcier, mais chaque donnée compte.

La formule est la suivante : Pension annuelle RCI = Nombre de points cumulés × Valeur du point × Coefficient (plein, minoré ou majoré).

Voici comment se décompose chaque étape :

  • Étape 1 — Calcul des points annuels : chaque année, vos cotisations RCI sont divisées par le prix d’achat du point. En 2025, ce prix est d’environ 17,698 €. Plus votre revenu est élevé, plus vous achetez de points.
  • Étape 2 — Cumul sur la carrière : les points s’accumulent année après année. Une carrière de 30 ans génère un stock total de points qui sera liquidé à la retraite.
  • Étape 3 — Multiplication par la valeur du point : à la liquidation, le total de points est multiplié par la valeur du point en vigueur, soit environ 1,327 € en 2025. Cette valeur est revalorisée annuellement.
  • Étape 4 — Application du coefficient : si vous partez à taux plein, le coefficient est de 1. En cas de décote, il est inférieur à 1. En cas de surcote, il peut dépasser 1.
ÉtapeCalculValeur exemple
Cotisations annuelles RCIRevenu × taux de cotisation32 000 € × ~7 % ≈ 2 240 €
Points annuelsCotisations ÷ prix d’achat du point2 240 ÷ 17,698 ≈ 127 points
Points cumulés (30 ans)Points annuels × durée127 × 30 = 3 810 points
Pension annuelle brutePoints × valeur du point × coefficient3 810 × 1,327 × 1 ≈ 5 056 €/an

Exemple concret : combien touche un artisan avec 30 ans de carrière ?

Prenons un cas réaliste : un artisan maçon, en activité depuis 30 ans, avec un revenu professionnel moyen de 32 000 € par an. Il part à 64 ans avec ses 172 trimestres validés — taux plein, donc coefficient de 1.

Selon notre tableau ci-dessus, il accumule environ 3 810 points RCI sur sa carrière. Multipliés par la valeur du point 2025 (1,327 €), cela donne une pension complémentaire annuelle d’environ 5 056 €, soit 421 € par mois.

À cela s’ajoute sa retraite de base (régime général des indépendants), qui représente souvent la part la plus importante de la pension totale. Pour ce profil, la retraite de base pourrait avoisiner 900 à 1 100 € mensuels, portant la pension totale aux alentours de 1 300 à 1 500 € brut par mois. Un niveau modeste, qui illustre l’importance d’anticiper et d’épargner en parallèle.

💡 Astuce

Pour simuler votre propre pension RCI, rendez-vous sur lassuranceretraite.fr (simulateur M@rel) ou sur Previssima, qui propose des outils de simulation gratuits et accessibles sans expertise comptable. Ces simulateurs intègrent vos données réelles de carrière et donnent une estimation bien plus précise qu’un calcul manuel.

Comment faire sa demande de retraite complémentaire des artisans auprès de l’Assurance retraite

Les étapes de la demande en ligne sur lassuranceretraite.fr : mode d’emploi

Comme pour déposer un permis de construire, mieux vaut s’y prendre à l’avance et avoir tous ses papiers en ordre. La demande de retraite complémentaire des artisans ne tombe pas du ciel — il faut la déclencher soi-même, idéalement 4 à 6 mois avant la date de départ souhaitée.

La bonne nouvelle : depuis l’intégration du RCI par l’Assurance retraite, une demande unique suffit pour déclencher simultanément la retraite de base ET la retraite complémentaire. Plus besoin de multiplier les dossiers.

Voici les étapes concrètes :

  • Étape 1 : Connectez-vous sur lassuranceretraite.fr via FranceConnect.

Questions fréquentes sur la retraite complémentaire des artisans

Qui verse concrètement la retraite complémentaire des artisans en 2026 ?

C’est l’Assurance retraite — via la Carsat de votre région — qui verse la retraite complémentaire des artisans en 2026. Ce versement s’effectue dans le cadre du Régime Complémentaire des Indépendants (RCI), anciennement géré par le RSI. Concrètement, la pension complémentaire est calculée en points accumulés tout au long de votre carrière, puis convertie en euros au moment du départ à la retraite. Elle est versée mensuellement, en même temps que la retraite de base, directement sur votre compte bancaire.

Un auto-entrepreneur artisan cotise-t-il au régime complémentaire RCI ?

Oui, mais avec des nuances importantes. Un auto-entrepreneur artisan cotise bien au régime complémentaire RCI, via ses cotisations sociales calculées en pourcentage de son chiffre d’affaires. Cependant, si le chiffre d’affaires est faible — ou nul certaines années — les points accumulés sont très limités, voire inexistants. C’est l’un des points de vigilance majeurs du statut de micro-entrepreneur : une activité irrégulière peut creuser de véritables trous dans la future pension complémentaire, sans que l’on s’en rende compte sur le moment.

Peut-on cumuler retraite complémentaire des artisans et activité professionnelle ?

Oui, le cumul emploi-retraite est possible pour les artisans, sous conditions. Si vous avez liquidé votre retraite à taux plein, vous pouvez reprendre une activité et percevoir l’intégralité de votre pension complémentaire en parallèle. En revanche, si la retraite est prise avant le taux plein, des plafonds de revenus s’appliquent. Attention : une reprise d’activité après liquidation ne génère plus de nouveaux droits à la retraite complémentaire dans la plupart des cas. Mieux vaut vérifier votre situation précise auprès de la Carsat avant de vous lancer.

Comment vérifier le nombre de points RCI accumulés au cours de sa carrière ?

La méthode la plus simple est de consulter votre relevé de carrière directement sur le site lassuranceretraite.fr, en créant votre espace personnel. Vous y retrouverez le détail de vos points RCI année par année, ainsi que l’estimation de votre future pension complémentaire. Il est fortement conseillé de vérifier ce relevé tous les deux à trois ans — pas uniquement à l’approche de la retraite — afin de détecter d’éventuelles erreurs ou périodes manquantes et de les corriger dans les délais légaux.

Quelle est la différence entre retraite de base et retraite complémentaire pour un artisan ?

La retraite de base est calculée en trimestres validés et en revenus moyens sur les 25 meilleures années. La retraite complémentaire, elle, fonctionne en points : chaque année cotisée génère un certain nombre de points RCI, selon le montant des cotisations versées. Ces deux pensions sont versées conjointement par l’Assurance retraite. En pratique, pour un artisan, la retraite complémentaire représente souvent 30 à 40 % du total de la pension perçue — une part loin d’être anecdotique, qu’il serait dommage de négliger dans sa stratégie de préparation à la retraite.

Ce qu’on retient sur qui verse la retraite complémentaire des artisans

Fermons ce chantier proprement. Tout au long de cet article, nous avons répondu à une question qui revient souvent sur le terrain : qui verse la retraite complémentaire des artisans ? La réponse est claire — c’est l’Assurance retraite, via la Carsat de votre région, qui gère et verse cette pension dans le cadre du Régime Complémentaire des Indépendants (RCI).

Le système fonctionne à points. Chaque année cotisée alimente votre compteur, et c’est ce total accumulé sur toute une carrière qui détermine le montant de votre pension complémentaire. Pas de points, pas de pension — c’est aussi simple que ça.

Deux règles d’or à retenir avant de quitter ce chantier :

  • ⏱️ Anticipez la demande : déposez votre dossier 4 à 6 mois avant votre départ effectif à la retraite. Aucune démarche automatique n’est déclenchée sans vous.
  • 📋 Vérifiez régulièrement votre relevé de carrière : une erreur détectée tôt se corrige facilement ; détectée trop tard, elle peut coûter des centaines d’euros par an.

La première action concrète à faire dès aujourd’hui : créez votre espace personnel sur lassuranceretraite.fr et consultez votre relevé de points RCI. Si votre situation est complexe — carrière mixte, périodes à l’étranger, activité irrégulière — n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un conseiller retraite. C’est gratuit, et cela peut changer significativement le montant de ce que vous percevrez chaque mois.