Antoine Verdier · CharpentierBâtir, c'est savoir
écouter le bois.
18 ans à apprendre auprès des anciens, des chantiers ratés et des longères qui m'ont remis à ma place. Voici qui je suis et pourquoi j'écris ce blog.
J'ai grandi à Locronan, dans une maison où mon grand-père réparait tout à la chignole. À 14 ans, j'ai assemblé ma première fenêtre de grange, un cadre tordu, deux montants démontés trois fois, une fierté que je n'ai jamais retrouvée depuis. Quatre ans plus tard, je signais mon CAP charpente.
L'oncle Joël m'a embauché. Pendant six ans, on a fait du neuf, des fermettes industrielles, des charpentes traditionnelles, deux ou trois maisons en ossature bois. C'est là que j'ai compris une chose : le métier change avec ce qu'on lui demande. Et ce qu'on lui demande, depuis 30 ans, c'est de cacher la matière sous du plâtre, du PVC et du Placo.
« On ne bâtit pas pour soi. On bâtit pour celui qui viendra après. »
Le parcours2008
CAP charpente en Bretagne. Six ans dans l'entreprise familiale, neuf et fermettes industrielles.
2014
BP charpente à Rennes. Premier chantier patrimoine, une grange du XVIIIe à Quintin. Tout change.
2017
Création de mon atelier à Quimper. 12 chantiers la première année, dont 9 rénovations de longères.
2021
Lancement de la coopérative, 7 artisans, charpentier, maçon, couvreur, électricien, plombier, peintre, menuisier.
2023
Premier article publié sur ce blog. 3 000 lecteurs en 6 mois. Aujourd'hui : 11 240 inscrits à la newsletter.
2026
247 chantiers signés. Le carnet continue, avec un seul mot d'ordre : dire ce que personne ne dit.
Mes 4 convictions
01
Un mur respire ou il meurt
La pierre, la terre crue, la chaux ont besoin d'évacuer la vapeur d'eau. Le ciment moderne tue les murs anciens en 15 ans. Ce n'est pas idéologique, c'est physique.
02
Le devis honnête est un acte politique
Je publie tous mes devis chiffrés, ligne par ligne, en € réels. Pour que les particuliers comprennent ce qui coûte cher, et pourquoi.
03
L'artisan local est plus rapide qu'on croit
Comparé aux grandes entreprises générales, un artisan local livre dans les délais 3 fois sur 4. Les retards, c'est presque toujours la centralisation.
04
On forme ou on disparaît
J'accueille un apprenti tous les ans depuis 2017. Sans transmission, le métier meurt. La coopérative, c'est aussi pour ça.
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